Une étude propose de revoir les critères pour la pose d’un bypass

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Plus d’un demi-million de personnes souffrent d’obésité en Suisse. Or à partir d’un certain surpoids, les régimes n’ont plus d’effets. Une étude du Swiss Medical Board (SMB) recommande de revoir les critères pour la pose des anneaux gastriques.

L’obésité se définit en fonction de la masse corporelle (IMC) dès lors que l’indice dépasse les 30. Pour les IMC de 35 ou plus, on parle d’obésité sévère ou morbide. Concrètement, une personne de 1,70 mètre devrait peser 100 kilos.

Selon le Swiss Medical Board, les coûts des soins de santé liés à ce trouble étaient estimés à près de 8 milliards de francs en 2011. Cela représente entre 100’000 et 200’000 francs par patient. Ces coûts comprennent aussi des maladies voisines telles que le diabète, des maladies cardiovasculaires ou des affections du foie ou des reins, selon le président de la Fondation suisse de l’obésité (FOSO), Heinrich von Grünigen.

Obstacles de l’assurance maladie

Actuellement, l’assurance maladie ne prend en charge les coûts de la pose d’un bypass que pour les patients avec un IMC de plus de 35. Avant de pouvoir être opérées, ces personnes doivent attendre deux ans pendant lesquels ils doivent réessayer les régimes sous surveillance médicale.

L’étude, dont les résultats ont été publiés vendredi dans le Tagesanzeiger, conclut que chez les personnes atteintes d’une obésité sévère, il n’y a plus d’effets à attendre à long terme avec les traitements médicamenteux ou un changement de style de vie.

Les régimes et autres « traitements conservateurs » ne sont plus possibles à partir d’une certaine masse corporelle. Selon Heinrich von Grünigen, 95% des essais sont voués à l’échec. Pour les cas graves, l’opération est la seule méthode reconnue pour perdre du poids.

Rentable et bienfaisante

Selon les données officielles, il y a eu 4167 « interventions bariatriques », selon la dénomination médicale, réalisées en Suisse en 2014. L’expérience montre que les patients opérés en retirent un bienfait à long terme. La chirurgie constitue en outre une solution plus rentable sur le plan financier que les traitements ordinaires. Une intervention coûte en effet entre 15’000 et 20’000 francs.

Le Swiss Medical Board recommande donc que les patients dont l’indice est compris déjà entre 30 et 35 et qui souffrent d’affections secondaires comme le diabète de type 2, puissent recourir à l’opération. En outre, les critères de remboursement par l’assurance maladie devraient être réévalués en tenant compte des nouvelles connaissances.

Le comité du Swiss Medical Board décidera de la suite à donner à ce dossier fin février. Selon le résultat obtenu auprès de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), une demande de réexamen pourrait être déposée. Une commission spécialisée devra ensuite décider si les prestations sont prises dans l’assurance maladie obligatoire.

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